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  1. Isaac Sumba 28 novembre 2015 à 10 h 30 | | Répondre

    Et comment peut on mettre en désir une société?

  2. Isaac 28 novembre 2015 à 10 h 29 | | Répondre

    Et comment peut on mettre en désir une société ou une communauté?

  3. Robert Norton 14 juin 2010 à 9 h 10 | | Répondre

    Mais comment donc différentier un besoin d’un désir ? Mon amie vivait dans un pays de l’Est. Alors que j’essayais de comprendre et de combattre son « désir » d’acheter des produits de marque (je pense notamment aux habits), je n’ai compris que tardivement qu’elle en avait « besoin » ! En effet, on ne peut pas se présenter à un entretien d’embauche avec un chemisier ou un pantalon sans marque. Ou plus exactement, on peut mais on ne sera pas retenu. Parce que chez elles ceux qui ont accès au travail sont des gens « biens »… des consommateurs. Comment faire son travail correctement si l’on n’est pas un consommateur ?
    J’ai le sentiment que pour s’intégrer dans la société, il faut en accepter les règles. L’une de ces règles stipule qu’il faut consommer, et donc désirer. Alors désirons et consommons. Même les besoins de bases ne sont plus des « besoins » (voir la malbouffe, liens sociaux altérés, etc).
    Ne faut-il pas revoir les fondements de la société ?
    Bonne chance !

    « L’important n’est pas d’être un loup ou un mouton. L’important c’est d’être un mouton heureux. » Léon

  4. François Pelletier 9 juin 2010 à 14 h 01 | | Répondre

    C’est peut-être la notion de choix qui distingue l’attitude à adopter face au désir et au besoin.
    Nous DEVONS répondre à nos besoins pour survivre et être bien. Nous DÉCIDONS lesquels de nos désirs nous souhaitons satisfaire, en tenant compte du coût d’option, et de l’impact du fait d’y répondre. Rejeter les désirs n’est pas je crois la voie préconisée par la simplicité volontaire.

    Même le boudhisme pointe non pas le désir lui-même comme la source des souffrances dans nos vies, mais bien l’attachement à celui-ci.

  5. Dominique Boisvert 4 juin 2010 à 12 h 56 | | Répondre

    Merci du précieux commentaire. Ça invite (pour moi aussi) à pousser plus loin la réflexion…

  6. Lilia Boujbel 3 juin 2010 à 11 h 00 | | Répondre

    Cette réflexion sur les besoins et désirs non matériels est très très intéressante!! Elle pourrait faire l’objet d’une recherche passionnante!

    Voici une petite partie de mon intro de thèse….

    Saint Augustin, l’un des premiers philosophes chrétiens de l’histoire, a dit : «le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède». Une simple phrase qui intègre pourtant trois éléments auxquels les êtres humains tiennent généralement beaucoup : le bonheur, le désir et les possessions. Une réflexion facile à exprimer mais parfois difficile à appliquer, surtout pour les consommateurs vivant dans les sociétés occidentales et constamment sollicités pour la consommation…..
    Cette difficulté de nous contenter de ce que nous avons émane peut-être simplement de la nature humaine, qui fait que les gens prennent rapidement pour acquis ce qu’ils possèdent et continuent toujours à convoiter «La Chose» qui, selon eux, va leur procurer la sensation de bonheur tellement recherchée…..

  7. Viviane Blais 1 juin 2010 à 14 h 13 | | Répondre

    Le « problème » avec les désirs, c’est que c’est tellement plus grisant et vivifiant de les combler que de combler des besoins. Le désir est le moteur fondamental de notre conduite. Je désire du gâteau au chocolat, mais j’ai besoin de manger pour vivre. Alors va pour le gâteau pour combler ma faim, même si ce n’est pas ce qu’il y a de plus santé, parce que c’est bon et que ça fait plaisir à mes papilles gustatives!

    Renoncer à nos désirs, c’est renoncer à l’action. Je crois que la solution, ce n’est pas nécessairement de remplacer nos désirs par des besoins, mais bien de canaliser nos désirs et de les diriger dans un sens qui correspond également à nos besoins. Par exemple, dans le cas du gâteau, je ne me prive pas de mon envie de chocolat, mais je le remplace plutôt par une mousse faite maison à base de tofu à dessert, de miel et de cacao. Miam! Une bonne source de protéines végétales et un plaisir décadent tout en un!

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