Simplement soi-même

par Micheline Claing ~ 14 janvier 2012

Ce que je trouve le plus difficile quand on enlève le superflu dans sa vie, c’est de se retrouver seul avec soi-même, sans fuites.

Quelles sont nos fuites?  Presque tout peut devenir une fuite!  Je pense que la réponse se trouve dans la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons.

Certaines fuites sont plus acceptables socialement que d’autres.  Pensons au travail, au bénévolat, à la lecture, aux formations, aux divertissements comme la télé, le cinéma, le théâtre, les concerts, jouer de la musique, dessiner, peindre, s’adonner à des activités à caractère spirituel, magasinage de toutes sortes.

Tout ceci peut devenir de la  »consommation », c’est-à-dire de la quantité plutôt que de la qualité.

Qu’est-ce que je fuis?  La peur d’être différent du modèle standard fortement proposé par la société (de consommation), la peur du vide qui m’habite, la peur de réaliser que ce que je fais n’a pas de sens, la peur d’être obligé de poser des actions pour devenir autonome et responsable de ma vie, la peur de voir l’état du monde autour de moi, la peur de me sentir responsable et probablement impuissant face à la misère du monde.

Je vous propose de faire la liste de toutes vos activités et d’inscrire pour chacune la raison pour laquelle vous la faites, la fréquence à laquelle vous la faites,  le degré de satisfaction obtenu et la durée de cette satisfaction.

Quel constat cet exercice vous permet-il de faire?

Pas facile d’être simplicitaire dans l’être, dans le faire et dans l’avoir!

Nouvel An: Résolutions ou solutions?

par Micheline Claing ~ 28 décembre 2011

Au début de janvier, je fais toujours un bilan de l’année qui s’est terminée.  Je prends le temps de m’arrêter pour faire le point sur les différents aspects de ma vie et vérifier si je suis toujours satisfaite et en accord avec moi-même dans mon travail,  mes relations, mes finances, mas santé, mes activités de loisirs et de bénévolat.

Cet exercice me permet de prendre conscience de mes insatisfactions ou de mes nouveaux besoins et de réfléchir à ce qui aurait besoin de changement afin de me sentir plus en harmonie avec moi-même dans tous ces domaines.

Sans cette réflexion, je prends des solutions au hasard et ce ne sont pas des solutions à ce qui a besoin de changer.  Et, année après année, je « Resolutionne » les mêmes insatisfactions qui continuent de se répéter.

Plus j’avance dans la vie, plus la solution passe par une simplification dans ce qui a besoin de changement.  La simplicité amène la clarté dans les décisions et les choix.  Une sage décision apporte la solution, et la solution apporte l’harmonie!

Avec les années, ma vie devient de plus en plus simple dans tous les domaines, ce qui me donne le temps d’apprécier à leur juste valeur les personnes et les événements, et de garder une place pour l’imprévu et la nouveauté.

M’arrêter, réfléchir, décider, agir, voilà mon processus de « résolution » du Nouvel An, et ça marche!

Bonne réflexion et bonne année dans la simplicité, l’amour et la joie de vivre!

Le téléphone, l’ordinateur et Noël!

par Dominique Boisvert ~ 23 décembre 2011

Pour parodier les mises en garde de la télévision diffusant des scènes de violence ou de nudité, « le billet qui suit contient des références explicites à une tradition religieuse particulière (le christianisme). Nous préférons vous en avertir. » En ces temps de rectitude politique et d’accommodements raisonnables, il n’est peut-être pas superflu de prévenir le lecteur!

J’ai des problèmes de téléphones! Peut-être suis-je trop « vieux jeu »? Je n’ai pas encore de cellulaire, « intelligent » ou pas. C’est encore le bon vieux téléphone de maison, branché au mur, mais touch tone quand même! Et même avec un récepteur sans fil, ma plus récente concession à la modernité!

Des problèmes avec Bell (désolé pour la mauvaise publicité) : parfois, et de manière totalement imprévisible, je n’ai aucune tonalité (assez fâcheux pour contacter le service de réparation!). D’autres fois, c’est la connexion Internet qui lâche (généralement en plein milieu d’une tâche importante, bien sûr!) ou qui n’est tout simplement pas au rendez-vous. Mes conversations avec les différents services de Bell sont aussi longues que nombreuses, toujours aussi aimables (sauf quand je finis par m’impatienter), mais malheureusement jusqu’ici toujours aussi inefficaces : la réparation tient pendant trois jours ou une semaine, mais le problème ne cesse de réapparaître (j’attends justement le technicien de Bell, d’une seconde à l’autre)!

Quel rapport avec Noël, me direz-vous? Celui des moyens pauvres et de la simplicité, tout simplement!

Le téléphone et l’ordinateur (mais j’aurais pu choisir bien d’autres exemples de technologies, et des pas mal plus hot) sont des outils extraordinaires. La plupart des gens n’y prêtent même plus attention, tellement ils font partie de notre quotidien; et les plus jeunes ne peuvent même pas imaginer qu’ils n’ont pas toujours existé! Et pourtant ces fruits de la technologie, qui multiplient nos possibilités presque à l’infini, sont fragiles et trompeurs. Ils nous donnent l’impression de la puissance et du bonheur, mais ils livrent bien rarement la marchandise. Sans compter qu’on peut de moins en moins se passer d’eux et qu’ils font peu à peu de nous leurs esclaves bien davantage que nous réussissons à demeurer leurs maîtres (essayez, par exemple, de fonctionner sans ordinateur, ou de repousser très longtemps les incessantes « mises à jour » imposées par le « progrès » et l’industrie).

Or Noël nous propose l’absolu contraire (on parle ici du Noël chrétien, pas de la fête plus ancienne du Solstice d’hiver, et encore moins de la fête marchande qu’elle est devenue): un bébé naissant, dont les parents n’ont même pas réussi à trouver une place décente pour accoucher, et qu’on prétend être le Sauveur attendu (c’est du moins ce que de simples bergers prétendent, envoyés par des « anges », de même que de savants mages, guidés par une « étoile »). Quoi qu’il en soit des faits historiques (qui ne sont d’ailleurs pas l’important de l’affaire), ce que Noël propose, c’est Dieu qui se fait humain sous sa forme la plus fragile, celle d’un enfant (quelle chose incroyable, au sens propre!). Symbole ou réalité, cette faiblesse, cette fragilité et cette simplicité radicales promettent rien de moins que le Royaume de Dieu, le bonheur durable et l’éternité! Quel culot!

Le technicien de Bell vient de partir. Il était gentil, d’origine immigrante, et il a apparemment trouvé (et réglé) le problème. Nous avons échangé des vœux de Noël. Les prouesses du téléphone et de l’ordinateur sont à nouveau à ma portée (heureusement, car sans cela, je ne pourrais pas publier ce billet!).

Mais je n’oublie pas que Noël est un chemin beaucoup plus sûr vers les autres, les plus petits, le partage, le bonheur simple, un chocolat chaud en famille, des retrouvailles imprévues, quelques chansons entonnées ensemble plutôt qu’écoutées sur mon ipod, des petits plats mis en commun, quelques bougies, la magie du froid et de la neige, et même, pourquoi pas, l’apparition attendue du Père Noël.

Le téléphone, l’ordinateur et tous leurs descendants continueront de me donner accès à toujours plus de Noëls virtuels, aux quatre coins du monde, comme ils constitueront toujours une liste sans fin de cadeaux désirables. Mais ils ne remplaceront jamais la chaleur humaine des simples rencontres, les rires et les souvenirs de ceux, adultes comme enfants, qui savent encore s’émerveiller, l’amour donné et reçu bien au-delà des cadeaux échangés.

Joyeux Noël! Joyeuses fêtes! Et que ces moments privilégiés soient pour vous, et pour tous ceux et celles qui vous sont chers, une occasion de retrouvailles, de partage et de bonheur.

Simplicité volontaire et religion

par Dominique Boisvert ~ 23 décembre 2011

Je m’apprête à écrire un billet sur Noël. Et la question surgit, une fois de plus: jusqu’où peut-on se permettre d’être explicite en matière religieuse dans un blogue comme le Carnet des simplicitaires (qui est clairement laïque) et dans une société comme le Québec (aux prises avec le débat sur l’inclusion et le respect de toutes les minorités, même parfois au détriment de sa propre histoire et culture, et à la recherche d’ »accommodements raisonnables » qui ne se fassent pas aux dépens d’une identité commune).

Alors j’affiche clairement mes couleurs: je suis un disciple de Jésus de Nazareth et ne l’ai jamais caché. Mais cela n’enlève rien (j’espère), ni n’ajoute rien d’ailleurs, à la valeur (s’il y en a une) de ce que j’écris. Je revendique seulement le droit de ne pas me cacher (l’adhésion à une tradition religieuse, quelle qu’elle soit, ne devrait quand même pas être une tare sociale!) sans pour autant chercher à convaincre qui que ce soit de mes propres convictions.

Redisons donc, une fois de plus, que la simplicité volontaire comme philosophie de vie, et le Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) comme organisation, n’ont AUCUNE affiliation religieuse particulière et qu’elles sont des réalités parfaitement séculières. Ce qui n’empêche évidemment pas les personnes qui en font partie ou s’en inspirent d’avoir leur propres appartenances (ou non appartenance) à telle ou telle tradition religieuse ou spirituelle. Tout comme cela n’empêche aucunement plusieurs traditions d’avoir des connivences avec la simplicité volontaire ou certains de ses aspects.

La parole, dans le Carnet des simplicitaires, appartient donc à TOUteS les simplicitaires, quelles que soient leurs appartenances religieuses, politiques ou sociales. Sentez-vous tous et toutes les BIENVENUeS pour partager vos réflexions et vos expériences sur la simplicité volontaire et ses multiples enjeux.

Micheline Claing au lieu de Dominique Boisvert!

par Dominique Boisvert ~ 17 décembre 2011

Ah! les merveilles de l’informatique! Le texte qui vient tout juste d’être publié (À la recherche du sens de Noël) était de Micheline Claing, même si l’avis de publication indiquait, par erreur, qu’il était de Dominique Boisvert.

On va finir par apprendre comment fonctionne ce « blogue », et par l’améliorer peu à peu, avec l’aide de nos « gourous informatiques » (merci Jean-Marc!). Et grâce à vos commentaires, remarques ou suggestions: on aime toujours ça vous lire, même si c’est juste un petit mot en passant.