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  1. Sophia 14 juillet 2010 à 17 h 15 | | Répondre

    Le maquillage, comme son nom l’indique sert bien à maquiller les défauts, les imperfections, les disgraciosités..mais il sert surtout à cacher le visage, le naturel et donc l’expression de soi..Je suis moi mais je suis Moi différente présentée au autres. Puisque je plais aux autres tel quel, pourquoi devrais je leur montrer un visage que je refuse car il n’est pas le reflet de mes attentes?? La dificulté est de s »assumer autrement..Je suis moi même confrontée au problème puisque je me maquille beaucoup..;et j’avouerais même que je ne conceois pas sortir sans maquillage. Je me retouve ainsi prisonière de ma propre apparence, mais paradoxalement, j’ai l’impression de me protéger face au monde extérieur..et de ne pas devoir assumer les éventuelles irrégularités de mon esthetique…et surtout de pas être en conflit avec quiconque..j’essaie avec le temps, de me détacher de tout cet artifice …mais il est vrai que l’on est tous esclave, à notre manière, de notre société qui n’est qu’axée que sur le physique et l’apparence…!!!!!!!!!!!

  2. Anne Onyme 13 juillet 2010 à 18 h 37 | | Répondre

    Le maquillage est plus efficace lorsque l’on convoîte un travail, un homme, une promotion, une faveur, une réussite, que 100 mots intellectuels. Dans une entrevue, 80% est basé sur le contenant et 20% sur le contenu. En 2010, soigner son apparence nous donne des munitions pour obtenir ce que l’on veut. Cela nous économise, temps, efforts et énergie. Moi, ma simplicité volontaire, c’est de demander une augmentation à mon patron avec le sourire au lieu de me démener comme le diable dans l’eau bénite. Tant mieux si les minis-jupes, les talons hauts, le maquillage, les bijoux et la belle coiffure me donne du charme. J’utilise toutes ces armes avec intelligence parce que ça m’aide à gagner dans la vie. Je ne vois pas en quoi être moche m’aiderait dans ma carrière et dans ma vie amoureuse.

    Parole d’une femme qui baise avec un homme qu’elle aime et qui gagne bien sa vie en partie grâce au maquillage et à son intelligence. : )

  3. Viviane Blais 18 mai 2010 à 2 h 20 | | Répondre

    La dernière fois que j’ai porté du maquillage, c’était je crois pour un mariage ou une occasion du genre il y a plus de 20 ans! De la même façon, je n’ai jamais vraiment apprécié l’esclavage des vêtements dits « professionnels » qu’il faut porter dans certains milieux de travail, dont les bureaux d’avocats et de comptables, même lorsqu’on simple secretaire ou commis. Mais maintenant, en travaillant surtout de chez moi, je n’ai plus à me préoccuper ni de maquillage ni de vêtements!

    En passant, oui, les hommes sont de plus en plus esclaves des produits cosmétiques. On les appelle les métrosexuels.

  4. François Pelletier 15 mai 2010 à 14 h 27 | | Répondre

    Il est toujours raffraîchissant de lire un texte, comme celui que tu viens de partager avec nous, qui questionne une convention établie solidement dans notre quotidien.

    Tout comme la mode et le maquillage, la notion d' »uniforme » est également intéressante à questionner. Pourquoi serions-nous plus crédible au bureau avec une cravate et un veston, qu’avec une chemise sport? Est-ce que la crédibilité n’est pas beaucoup plus que de beaux habits et de belles paroles? Les événements politiques des dernières semaines ne sont pas de beaux exemples du contraire?

    On nous a vendu (oui, oui – vendu!) l’idée que des notions telles que la beauté, la crédibilité, la compétence et bien d’autres sont liées à des artifices extérieurs que nous pouvons (devons?) acheter. Le maquillage, la mode, les uniformes, la voiture de prestige, etc.. sont autant de symboles qui nous sont proposés.

    J’adore ta dernière phrase, qui exprime magnifiquement bien ce que tout ça peut constituer si nous ne sommes pas vigilants: « [..,] un maquillage de la vérité des êtres[…] ».

    Merci Dominique pour cette réflexion.

  5. marie sans importance 15 mai 2010 à 2 h 01 | | Répondre

    Ce texte résonne en moi parce que je suis passée (à la fin de l’adolescence et jusqu’à 25 ans environ) par une phase où je ne pouvais pas imaginer sortir de chez moi (= me présenter au regard des autres) sans maquillage. Je ressentais de manière très vive que j’étais imparfaite et le fait de le montrer aux autres était une grosse source d’angoisse.

    Après un séjour au Bénin (où la chaleur et l’humidité ont eu la peau de mon maquillage dégoulinant) et une psychothérapie, j’ai décidé d’arrêter de me maquiller. Cette phase de rejet total a été nécessaire pour moi.

    Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est une question de maturité ou plutôt d’affirmation de soi, je ressens toujours ma grande imperfection (passé 30 ans, on a des jours avec et des jours sans, comme on dit). Ce qui change c’est que je ne ressens plus d’angoisse face aux autres : je suis faite ainsi et puis c’est tout !

    Comme tu le dis, l’important pour moi c’est d’avoir le choix. Il m’arrive de me maquiller pour une soirée et parfois certains matins (très peu souvent) mais ce n’est plus pour me cacher.

    Je plains beaucoup les personnes qui -lorsque le maquillage ne leur semble plus remplir son office – se dirigent alors vers la chirurgie esthétique. C’est de plus en plus fréquent (et même parfois très jeune pour combler des rides imaginaires). Sommes-nous en train de construire une société de l’instant, du présent, de la jeunesse éternelle ?

S.v.p. commenter sous votre vrai nom.

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