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  1. Alexandre Berkesse 15 mai 2016 à 16 h 26 | | Répondre

    Merci pour cette réflexion!

    La philosophie du « lean management » ne me semble toutefois pas à refouler dans sa totalité : optimiser l’utilisation des fonds publics pour que le système de la santé répondent le mieux possible à sa mission (répondre aux besoins populationnels en matière de santé) me paraît, en soi, souhaitable. Vouloir un réseau de la santé plus performant (si le critère permettant d’évaluer la performance est la capacité du système à répondre aux besoins populationnels en matière de santé), cela me paraît également souhaitable.

    Critiquer la manière dont les acteurs du milieu de la santé, en particulier les gestionnaires, instumentalisent ces méthodologies (en mettant l’emphase sur la nature « objective » des recommandations (donc non discutables), en les utilisant pour légitimer un idéal politique libéral caché derrière une dimension technique de ces outils de management, etc.), cela me paraît tout à fait nécessaire et urgent.

    Enfin, je crois que, dans votre critique, très pertinente déjà, la dimension collective (structuraliste) devrait être renforcée afin de ne pas renforcer le postulat destructeur porté par l’idéologie néolibérale (l’individualisme méthodologique) : quel est le rôle des institutions (dans lesquelles évoluent ces individus) dans la valorisation de ces comportements? Quel est l’espace de remise en question qu’un gestionnaire du milieu de la santé aujourd’hui, quelque soit son éducation (socio, philo, etc.), a-t-il encore pour partager l’identifier des limites de ces pratiques?

    Je vous parle ici d’expérience (MSc en management à HEC Montréal, PhD en philosophie, ancien consultant en management (ayant donc mobilisé régulièrement des méthodologies d’amélioration continue) et travaillant aujourd’hui dans l’écosystème de la santé).

S.v.p. commenter sous votre vrai nom.

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