État du monde: de l’impuissance à l’espoir!

Comme beaucoup de gens, j’étais sensibilisée aux crises actuelles dans le monde. Crise environnementale et climatique, crise économique, crise sociale. Je faisais ma part : recyclage, compost, réduction des déplacements et des achats, mode de vie simple…

L’été dernier, en suivant un lien sur Facebook, je suis arrivée sur l’offre de Greenpeace de recevoir toutes les semaines plusieurs documentaires gratuits sur les thèmes suivants : agriculture, énergie, habitat, économie…

Je suis dans une nouvelle ville, un nouvel emploi, mon réseau est encore à l’état d’embryon, alors je m’abonne! J’ai regardé tous les documentaires proposés… et ma vie a basculé!

Dans notre vie active, du moins dans la mienne comme dans celle de beaucoup de gens, quand j’ai mis mon mini sac de déchets dans le gros bac noir et mon recyclage dans le bac vert, la ville s’occupe du reste. C’est ici que la conscience de plusieurs s’arrête!

J’ai regardé durant toutes ces heures de quelle manière nous tuons la terre et les océans, ce qui advient d’une grande part des déchets que nous avons le culot d’envoyer vers d’autres pays pour qu’ils s’en occupent à des prix ridicules et dans conditions qui sèment la mort, et ce n’est qu’une infime partie de ce que j’ai vu! Quelle horreur! Quelle honte! Quelle impuissance m’a envahie!

Tout comme Pablo Servigne qui, suite à des recherches, a fait le constat que nous fonçons droit vers l’effondrement de notre civilisation, je me suis sentie dans un état dépressif durant plusieurs semaines. Je me demandais à quoi bon vivre si nous allons tous mourir de faim, d’épidémies ou dans une catastrophe climatique ou nucléaire.

J’ai pris du recul, j’ai lu, j’ai prié, mais on ne peut pas retourner dans l’inconscient ce qui est devenu conscient. Il faut vivre avec!

Je me suis accrochée à ce qui faisait déjà du sens pour moi, c’est-à-dire la promotion d’un mode de vie plus simple et la participation à des initiatives de ville en transition. Au cours de cette démarche, je suis tombée «par hasard», même si je ne crois pas au hasard, sur des liens vers des vidéos sur le thème de la simplicité volontaire et la décroissance. Des vidéos produites en France et qui datent de quelques années, mais qui sont toujours d’actualité.

Rester centrée sur le positif, sur le possible, m’a aidé à retrouver une sorte d’espoir, de sens, de raison de vivre. De fil en aiguille, je suis arrivée sur des documentaires sur les écovillages, mon sujet favori! Le Hameau des Buis, fondé par Sophie Rabhi et Laurent Bouquet, son conjoint, est une grande inspiration pour moi, autant pour le lieu et que pour toute la philosophie de vie qu’il véhicule.

Toujours «par hasard», j’ai découvert qu’une personne près de moi avait aussi le même intérêt de vivre en communauté, et nous allons discuter de la possibilité de créer quelque chose ensemble.

Je ne sais pas si un petit projet peut aider à sauver le monde, mais une multitude de projets et d’initiatives peuvent sûrement faire une différence. Participer à des actions positives m’aide à garder le cap et à alimenter l’espoir que l’humanité va s’en sortir, sûrement pas indemne, mais si nous baissons tous les bras, c’est sûr que ça pourrait être la fin. La planète survivra, mais peut-être pas l’humain.

Si je regarde l’histoire de l’humanité dans son ensemble, je crois que nous ne sommes qu’un maillon d’une longue chaîne, que nous participons tous à l’évolution du monde en nous transmettant un flambeau de génération en génération et qu’il faut avoir l’humilité de contribuer à quelque chose de plus grand que nous, pour le plus grand bien de tous, et dont on ne verra pas l’aboutissement.

Au bout du compte, être consciente de la gravité de la situation est un poids difficile à porter et je comprends que beaucoup de gens soient dans le déni, mais c’est aussi ce qui alimente ma motivation à continuer de créer un monde plus bienveillant et qui donne tout son sens à ma vie!

Si vous avez envie d’alimenter votre motivation, voici quelques liens :

Bon visionnement et bonne réflexion!

Crédit photo : Robbie Ribeiro – Freeimages.com

Article écrit par

5 réponses

Page 1 sur 1
  1. Magaly Macia 22 janvier 2018 à 13 h 06 | | Répondre

    Merci Micheline pour cette réflexion…
    Et bravo pour toutes tes actions positives beau colibri !

  2. Pascal Grenier 19 janvier 2018 à 19 h 16 | | Répondre

    Bonjour Micheline,

    Merci pour cet article et les documents joints. Je les ai tous regardés.
    Je suis de ceux qui sont très conscientisés et j’ai personnellement adopté une vie le plus simple possible. J’ai un logement adapté à mes besoins (4 1/2), je vis sans auto me déplaçant à pied, en autobus et avec Communauto, j’achète usager presque tout ce dont j’ai besoin, je me nourris le plus possible bio et avec peu de viande en me limitant surtout à la volaille. Mes économies servent à prendre des REER pour mes 4 enfants et des REÉÉ pour mes petits enfants. Je me dit que quand ils pourront en profiter dans 20 ans et plus soit à l’âge de leur retraite, la situation environnementale pourrait être bien dégradée et ce surplus leur sera peut-être très utile.
    Même si j’ai adapté le plus possible mes actions en cohérence avec mes connaissances et valeurs, je me sens encore tellement impuissant devant l’immensité des problèmes…

  3. Lucie Tanguay 19 janvier 2018 à 7 h 17 | | Répondre

    Merci Micheline de partager ces réflexions encourageantes et vivantes. En effet il y a beaucoup d’espoir, quoique en disent les prophètes du malheur.

  4. Roger Marcotte 18 janvier 2018 à 10 h 24 | | Répondre

    Bonjour Micheline,
    Merci pour cet article. Je voulais simplement vous faire savoir qu’il existe des petits documentaires sur les écovillages québécois. Peut-être les connaissez-vous déjà, mais juste au cas où ce ne serait pas le cas voici la première de ces trois capsules. D’autres sont à venir. Et finalement, sachez que vous n’êtes pas seule à penser de cette façon. Bon courage et bonne continuation! https://www.youtube.com/watch?v=ke5QYq-aVyg&t=54s

  5. Diane Mongeau 18 janvier 2018 à 10 h 17 | | Répondre

    Merci Micheline pour ce bel article. Je suis en accord avec toi, je crois sincèrement que les projets, initiatives ou gestes additionnés les uns aux autres pourront faire évoluer le monde vers le meilleur. Il faut penser ainsi si on désire garder la motivation de toujours faire un pas de plus pour la planète, bien sûr, et pour tous ceux qui y sont locataires.

S.v.p. commenter sous votre vrai nom.

Laisser un commentaire